Los Angeles (USA)
Empowerment & Migration

Respecting the migrant as a citizen of the world


Migrants from Europe and the Middle East

Jan: Satisfactions professionnelles

1998 de Bucarest (Roumanie) à Reims (Marne, France)

22 January 2010, by Michel Séonnet

Publié dans Le vent vivant des peuples (Créaphis, 2006)

Une fois son diplôme de médecine en poche, ce qu’il voulait, c’était une spécialisation. Il hésitait. Gynéco. Gastro. En Roumanie, il y a peu de postes, les salaires sont misérables. Il apprend qu’un concours est ouvert proposant trente postes dans différentes pays francophones. En psychiatrie. Tant pis. Il se présente quand même. Il est reçu. Et affecté aussitôt au CHU de Reims où il doit poursuivre sa formation. Au début, à diplôme équivalent, le salaire est différent des Français. Mais peu à peu l’écart se réduit. Les responsables des hôpitaux voient bien l’importance des besoins. Que sans ces praticiens étrangers ils ne peuvent pas tourner. Du coup, il n’y a pas de problèmes avec les confrères. Ils traitent d’égal à égal. Il y a d’autres médecins spécialistes roumains à Reims. De différentes disciplines. Au terme de sa formation, il obtient un poste d’assistant-spécialiste associé. Le voilà psychiatre. L’équivalent d’un assistant des hôpitaux français. La différence, c’est qu’il est toujours en contrat à durée déterminée. Agent contractuel. Mais il bénéficie d’un logement de fonction assez grand pour faire venir sa femme et ses enfants. Il ne regrette pas d’être venu. Ici, il a des satisfactions professionnelles bien supérieures. Et pour ses enfants, c’est bien aussi. A la maison, maintenant, ils parlent français. Le roumain, c’est sur Internet. Ce qui lui manque, c’est surtout la culture roumaine. La religion. En famille, ils célèbrent toutes les fêtes orthodoxes. De temps à autre, il entre dans une église catholique. Pour prier. Mais pour la Pâque orthodoxe, c’st à Paris, à l’église roumaine.
 

 

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